A bon Port

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Sommes arrivé ce matin a Horta, après une dernière nuit a petite vitesse, histoire d’arriver de jour. Le spectable était superbe, on ne regrette pas, des photos bientôt ! Maintenant, un peu de repos, de réparation (le pilote automatique est chez le ship) de produits frais…

Sandrine et les enfants décollent Jeudi pour arriver tard a Genève … et on repart … Bernard, Thierry et moi.

Le saint Bernard … a sec de rhum

Bientôt la terre

Nous sommes à 100 miles des terres! La journée est belle, le vent est
faible mais nous avons sorti le Génak et nous avançons quand même à 8
noeuds. Nous devions arriver dans la nuit à Faial! L’équipage est en forme
même si nous sommes tous impatients d’aller marcher sur la terre ferme.

Les 3 équipiers du Jane vont rentrer ensuite en Bretagne, Olivier à Paris
et moi en Savoie. Nous n’avons pas encore les horaires d’avion que nous
obtiendrons une fois arrivés. Gaëtan continue le périple avec Bernard et
son cousin Thierry Gatineau qui nous rejoint lundi à Faial. Nous allons
faire le plein, nettoyer le bateau et faire quelques lessives et ils
remonterons ensuite tranquillement les îles de l’Archipel avant de
traverser à nouveau jusqu’à Gibraltar!

Pensons à vous

Biz à tous!

500 milles des Açores

La croisiere s’amuse, en equipage lourd. Nos hotes prennent leur tour de
quart, mais malgré ça la nuit n’a pas été tres bonne. Par contre les milles
descendent à une bonne cadence.
L’ambiance est bonne, le vent bien en place, la mer reste maniable.
ETA vendredi soir si ca tient, mais plus probablement Samedi.
Gaetan

Sauvetage en mer

Hier, en fin d’après-midi, nous avons répondu un appel de détresse sur la
VHF. Le voilier Jane n’était plus manoeuvrant à la suite de la perte de son
safran. Nous avons donc secouru ses 3 équipiers qui ont du abandonner leur
bateau à la dérive. Nous nous sommes legerement déroutes sur 10 miles au
Nord-Est et j’ai vu mon Gaetan descendre, de nuit, dans l’annexe, au milieu
de la houle, à 950 miles de la prochaine terre, pour aller les chercher.
Mon homme à la mer!!! Dur! Dur! Que ce moment! Mais bon, tout va bien, tout
le monde est sain et sauf et nous partageons désormais nos couchettes et
nos victuailles avec 3 équipiers de plus. Nous avons suffisamment à manger
et à boire. Nous avons du monde pour faire les quarts et la vaisselle! Donc
pas de soucis et le bateau avance bien ce qui devrait nous permettre
d’arriver en fin de semaine prochaine.

Bises à tous!

Bientôt mi-transat

L’option « Nord mais pas trop » tient ses promesses, un peu de vent soutenu (30
noeuds), un peu de pétole. Nous avons fait 8 heures de moteur hier, ce qui
nous a permis de faire tourner le dessal à fond, les réservoirs d’eau sont
pleins, aujourd’hui douche et shampoing pour tout le monde.
Nous nous faisons rattraper par une dépression un peu plus sérieuse, à
partir de ce soir on devrait bien accélérer. on la prend normalement bien
par son Sud, ce qui devrait nous permettre de « doser » un peu. Elle doit
nous emmener pas loin de l’arrivée, prévue vers le 1er juin.
En ce moment 20 noeuds de vent, en ciseaux, royale !
Le big bémol : Sandrine devrait rentrer avec les enfants depuis les Açores,
pour rejoindre sa Maman

Reste à faire : 1700 milles

Mais revenons au post précédant. Nous n’avons gardé la grand voile haute
que quelque heure puis attaqué la nuit suivante avec 2 ris et le génois
sévèrement roulé, au près.
Nous avons réaménagé le bateau pour que tout le monde dorment à l’arrière,
les cabines avant étant très inconfortables à cette allure par force 6-7.
Olivier et Bernard dans la couchette babord, Louane par terre dans la
coursive de cette cabine Elle a râlé un peu, puis fini par préparé sa
couchette elle même : 4 oreillés (Olivier ne trouvait plus le sien et a du
utiliser un petit coussin qu’elle avait oublié) 3 coussins, 10 doudou, un
matelas de pont, 2 couettes, une serviette de plage, quelques couverture
polaires…
A tribord, Thibault a nos pieds dans la couchette, Enora dans la coursive.
Nous avons sorti les couettes, les polaires et les vestes de quart, les
chaussures et les chaussettes, on savait, mais bon ! 8 mois que je n’avais
pas mis de futal !
Avant hier matin, nous avons largué les 2 ris, puis envoyé le genak, au
travers, dans de petits airs. La mer s’est très vite aplatie ce qui nous a
permis de passé la bulle suivante de nuit, très confortablement, entre 1.5
et 4 noeuds. Hier le vent a progressivement adonné et forci, nous sommes
resté sous genak jusqu’en fin d’après midi, et atteignant les fatidiques 15
noeuds de vent apparent, roulé le genak, puis déroulé et renroulé le
génois, passant au dessus les 150 degrés de vent apparent. Nous avons
empanné hier soir, le vent a progressivement tourné pendant la nuit, comme
prévu, et forcé plus que prévu, ce qui nous arrange. Ce matin nous avons 25-
30 noeuds de vent vrai, marchons entre 5.5 et 7.5 noeuds dans une mer un peu
bizarre mais bien navigable: depuis 36 heures nous avions une belle houle
longue de face, qui doit datée de la dépression qui nous précède, et
maintenant elle est matinée d’une mer plus courte dans le sens opposé.
Les routages calculés par le logiciel (qtvlm) nous propose toujours, d’aller
très au Nord pour contourner des petites bulles et avoir de meilleurs angles.
Mais plus on va au Nord, plus on risque d’avoir du rouge sur le fichier
grib… on ne va pas augmenter le risque de prendre un coup de vent pour faire
plaisir à un logiciel.
Donc so far so good, pas de fatigue de l’équipage, beaucoup de lecture, du
CNED à petite dose, très belle nav.

Journal de bord 16 mai au matin

Depuis hier nous sommes quasiment sur une route directe, l’option Nord
tient cette promesse. Par contre …
Les grib (fichiers méto) nous prévoyait une fin de nuit rapide et chaotique
(20 noeud de vent au près bon plein). Nous avions pris un ris hier en étant
près a abattre pendant la nuit si ça be suffisait pas. Ce matin nous
n’avons que 12 noeuds de vent, avec une mer de face effectivement bien
chaotique : vitesse du bateau 3.5 noeuds, un peu mieux maintenant après
largage du ris et 20° de Nord de plus
Je vais reprendre un grib plus frais.
A suivre…

Transat : Météo et début.

Vendredi 9 mai : le bateau est prêt. Les fichiers grib ne montrent pas de
fenêtre méteo favorable dans la semaine qui suit.
Nous sommes sur la rive Sud de Grand Bahama, toute la côte Nord, entourée
de récifs et de bancs de sable, n’est navigable que de jour. Le passage par
la West End (la pointe Ouest nous « coute » 25 milles a l’opposé de notre
route). Nous prenons donc la décision de faire un faux départ pour nous
positionner sur un bon spot de départ et de partir contre le vent, vers
l’Est pour nous amariner et évaluer la performance et le confort du bateau
dans ces conditions.
Après une trentaine d’heure de mer, nous mouillons après les passes qui
donnent accès a la cote Nord.
Un gros anticyclone positionné sur les Bermudes bloque pour plusieurs jours
la route Sud, réputée plus tranquille. Le logiciel de routage (qtvlm)
montre qu’il ne sert pas a grand chose d’attendre une meilleure fenêtre,
Nous partons donc plein Nord pour contourner ces Anticyclones par le Nord,
avec une bonne brise, Dimanche matin. Dès que la première ligne est a l’eau,
nous sortons, une petite bonite rayée (2kg) puis une grosse dorade
coryphène (15 kg environ), Première nuit avec 20 noeuds de vent, bateau à 7
noeuds, sous un ris et génois légèrement réduit.
Le vent mollit comme prévu au matin, nous renvoyons la toile. Les cabines
avant sont assez inconfortables sous ces allures de près.
La nuit suivante est tranquille, le bateau avance entre 5 et 7 noeuds, ce
matin ça adone puis ça mollit et refuse, nous virons pour nous
repositionner un peu au Sud en attendant la bascule qui devrait nous
permettre de reprendre une route directe. Nous reprendrons un Grib ce soir
pour étudier la suite.

Transat retour: préparation

Nous avons préparé le depart de la petite Marina Ocean Reef a Freeport.
Ce lieu est en fait un « timeshare » (chaque occupant est propriétaire d’un
certain nombre de semaines dans l’année, d’un appart ou d’une villa)
principalement occupé par des retraités Americains. Assez intéressant du
point de vue éthnologique, avec une piscine, et pas trop chère.
Nous avons préparé le départ :
1) Moteurs: changement des rouets, courroies, filtres et prefiltre à gazole
et finalement vidange.
2) gréement :
– Mise en place de cravate en dynema, a poste sur les oeillets de ris de la
chute de la grand voile, pour éliminer notre probleme récurent de rupture
de bosse de ris.
– Vérification de la mature.
– Mise en place permanente de tendeurs sur les haubans babord et tribord.
– Réparation de la pompe de cale du moteur Babord : le cerclage en
plastique qui ferme la pompe est cassé, je l’ai remis en place avec des
collier de serrage en plastique.
3) Recollage et lubrification de joint de hublots.
4) Approvisionnement en eau et en nourriture pour 25 jours, plus bouffe de
survie si ça devait durer plus.
5) Achat d’une bouteille de propane de 9kg et des pièces necessaires pour
relier au système existant
6) Changement de la plaque Gaz, ramenée par Bernard.
7) Nettoyage sérieux de l’intérieur et de l’extérieur.
8) Plein de Gazole des bidons de réserve: 100 litres en plus des 2*175 des
réservoirs.

Retour légèrement anticipé

Mireille, la maman de Sandrine va devoir suivre un traitement médical assez
lourd. Nous avons décidé d écourter un peu notre périple pour que Sandrine
puisse soutenir sa maman.
Nous ne ferons qu’un pit-srop à Horta (Açores) pour débarquer Olivier et
embarquer Thierry. Il arrive le 2 Juin et débarque à Malaga le 21.