Lundi 16 septembre

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Finalement, nous ne sommes pas parti d’Ayamonte car nous avons encore un problème avec le moteur. Décidemment ! Gaëtan passe plus de temps dans la cale moteur qu’ à profiter des magnifiques coins que nous traversons !

Faire les Courses en bateau est assez épique. Cela commence tout d’abord par la recherche d’un supermarché, qui peut être plus ou moins éloigné de notre bateau. Dans certains ports, nous avons eu la chance de trouver un magasin qui nous a livré les courses. C’est alors le grand luxe car un adorable monsieur vient nous apporter nos achats le lendemain matin au pied du bateau. Dans d’autres endroits, nous sommes mouillés sur encre et il faut donc prendre les deux grands sacs à dos et le sac de mémé à roulette avec nous dans l’annexe sans oublier de crémer les enfants, de les casquetter et de les chausser. La 2ème étape de notre périple nous permet de trouver un endroit où nous pouvons laisser l’annexe en sécurité en la protégeant à la fois des mouvements de la marée et des voleurs. Dans le cas contraire, Gaëtan nous ramène tous les 10 minutes à l’annexe pour vérifier qu’elle est toujours là ce qui rend difficile notre exploration.

Quant aux courses en elles-même, une fois le supermarché trouvé, elles consistent en l’achat de produits de qualité pour ce qui est des fruits, des légumes et de la viande. Néanmoins, le pain est toujours sec avant que l’on soit sorti du magasin et nous avons donc arrêté d’en acheter pour lui préférer les biscottes et les céréales. De même, le fromage est soit bourré de conservateur soit moisi avant que nous franchissions les caisses. Nous ne pouvons pas non plus prendre trop de produits frais de peur qu’ils ne se conservent pas. Tout cela ne nous empêche pas d’abuser de l’excellent jambon serrano de façon déraisonnable vis à vis de nos projets de régime méditerranéen.

Une fois les courses assurées, nous les laissons souvent sous les rayons intenses du soleil de milieu de journée pour aller boire une bière dans un bar et mettre à jour notre site.

Rentrés au bateau, vient le plus physique de notre travail qui consiste à ranger l’eau dans les soutes et les boîtes de conserves et autres denrées alimentaires dans les différents coffres de Zanzibar, nos biscottes étant le plus souvent ratatinées avant d’avoir trouvé une place dans le placard…

Samedi 14 septembre

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Isla Cristina n’est pas une île. C’est l’embouchure d’une rivière qui se trouve à proximité de la frontière espagnole et que nous avons visité vendredi, seuls au milieu des bateaux de pêche qui rentraient le soir à la criée pour décharger leur pêche avant le week-end. Nous sommes passés entre les chalutiers sous le regard surpris des pêcheurs qui ne s’attendaient pas à voir des touristes dans leur fief.

Nous venons d’en partir pour remonter la rivière suivante nommée Rio Guadania et qui sépare les terres espagnoles du territoire portugais.

Nous dormirons ce soir à Ayamonte avant de traverser la rivière pour nous rendre au Portugal.

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Dimanche 8 septembre

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Etrange ! Nous passons le détroit de Gibraltar par temps calme ! L’eau est à 19°C mais pas de tempête, ni de grosses vagues. Rien avoir avec les forces 6/8 que nous prédisait le manuel. Par contre, pour le moment, le courant nous est assez favorable et accélère fortement la vitesse du bateau qui passe parfois de 5 à 8 nœuds rien que sous l’impulsion du courant.

Nous dormirons ce soir à Puerto de Conil.

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Samedi 7 septembre

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Au plus profond de la nuit, quand nous naviguons, la mer est parfois noire couleur encre de chine, surtout lorsqu’il n’y a pas de lune.

Nous avons fait notre deuxième nuit de nav pour aller à Gibraltar. C’était bien parti car, mercredi, nous avions Force 6 en partant d’Almeria. Le vent a cependant baissé tout le long de l’après midi et de la nuit et il a tourné, si bien que nous avions du mal à rester dans notre cap. Nous avions, d’un côté la côte espagnole avec les lumières des maisons et des ports, de l’autre des bateaux qui suivaient une route parallèle à la nôtre. C’est rassurant de voir les lumières des habitations et d’imaginer les gens en train de dormir.

Le jour se lève tard vers 7h00 et je suis impatiente de le voir pointer le bout de son nez car la veille est fatigante quand nous vérifions sans arrêt la distance des bateaux qui nous entourent. Nous les voyons au loin et souvent, j’ai tendance à les penser plus près de nous qu’ils ne le sont réellement. Nous observons donc régulièrement, sur l’AIS et le radar, leur position par rapport à nous. La nuit s’écoule en une longue série d’allers retours entre la barre, la vérification du cap, la lecture du radar toutes les 20 minutes et l’observation de l’AIS sur l’ordi. La consigne du Capitaine-mon mari était de rester à 120 degré du vent pour ne pas que nos voiles se dégonflent. Or, en procédant ainsi, je me rapprochais de plus en plus des gros cargos et je devais leur couper la route à un moment donné. Vous ne lui direz pas mais j’ai triché : un coup vers les bateaux pour avoir un peu de vent, un coup de l’autre côté pour gérer la situation sans stress quitte à nous ralentir sérieusement ! C’est peut-être pour cela que nous avons pris du retard…

Puis, jeudi, ça y est ! Nous arrivions à Gibraltar, ce lieu que je m’imaginais tellement étrange, dangereux et mystérieux. Nous avions passé une bonne partie de l’après-midi à croiser des gros navires qui semblaient dormir sans bouger sur notre passage, se traînant à 1,5 nœuds. Je ne sais s’ils attendaient une autorisation pour repartir ou un courant favorable. Nous sommes donc arrivés au moteur devant le rocher de Gibraltar, beaucoup plus tard que prévu, vers 21h30, heure que nous nous fixons habituellement comme limite extrême pour arriver à terre, à la tombée du jour. Dans le port brumeux, de gigantesques bateaux majestueux étaient mouillés. Il y avait des lumières partout, on se serait cru en plein feu d’artifice ou devant notre premier sapin de Noël ! C’était une ambiance magique pour nous, dans notre petit catamaran, de passer entre ces immenses cargos et d’entrer en territoire anglais au milieu de l’Espagne. Pourtant, aucune des marinas de Gibraltar n’avaient alors de places pour nous accueillir si bien que nous avons mouillé à l’arrache au milieu du gigantesque port de commerce du côté anglais près de la marina du Queen’s way Quay.

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Soulagés d’avoir trouvé un endroit où passer la nuit, nous avons dormi du sommeil du juste jusqu’à ce que la police du port vienne nous réveiller à 4h00 du matin avec la voix aiguë de son haut-parleur tonitruant et son super bateau à moteur 9000 chevaux, trop top classe d’après Thibault. « Wake up ! Wake up ! » Bref, nous n’avions pas le droit de dormir là et ils nous ont envoyé faire dodo chez les espagnols de l’autre côté de la baie. Déménagement à 4h00 avec l’humidité en râlant contre les nos amis british pas cools du tout !

Heureusement, les espagnols eux, nous ont laissé dormir en paix, même si chez eux, une fois de plus, nous étions mouillés dans un endroit pas très autorisé devant le port.

Les espagnols sont donc beaucoup plus aimables puisqu »ils ont tout de même attendus 10h le lendemain matin pour nous virer. Nous avons même eu le temps de déjeuner !

Nous avons donc fini, ce vendredi par trouver une place dans le puerto espagnol, pour terminer tranquillement les cours du CNED. Enfin, tranquillement, il faut le dire vite !

C’est chaud, la gestion de la scolarité de trois enfants en même temps surtout quand ces enfants sont les tiens. Je ne sais pas comment font les instits. Qui peut me donner un tuyau ? Surtout avec Louane qui ne veut pas du tout travailler seule, ne serait-ce que 5 minutes ! De plus, les évaluations des enfants tombaient dès la fin de la première semaine. Il fallait donc les renvoyer par internet sur le site du CNED. Nous avons pris une connexion wi-fi pourrie au port, si bien que j’ai fini, samedi matin, assise sur le ponton à côté de l’antenne pour parvenir à envoyer ces documents, après 4h00 de bataille informatique. Situation cocasse, il fallait que j’enregistre la voix des enfants sur le site du CNED, en format MP3. Or, je n’ai pu le faire que sur le ponton, à 100 mètre du bateau. On entend donc sur l’évaluation orale de Thibault, la répétition du concert de rock de Gibraltar qui aura lieu le soir, le mec en tongues, une voiture qui passe et d’autres bruits tous aussi bizarres les uns que les autres… avec, pour fond sonore la petite voix de Thibault qui cite les lettres de son prénom et récite difficilement sa comptine, en ajoutant un « Regarde maman, un mulet » ou « ça me gratte le bouton de moustique ! ».

Bref, il ne nous reste plus qu’à trouver une connexion Wi-fi, lundi, pour envoyer les éval de Louane !

Vendredi soir, malgré nos obligations parentales, nous avons quand même pris le temps de faire un tour dans le City Center de Gibraltar. En partant de notre port, à pied, nous avons passé la douane anglaise et traversé la piste d’atterrissage de l’Aéroport de Gibraltar. Il n’y avait pas suffisamment de place pour mettre une piste de cette dimension ailleurs, si bien que les voitures et les piétons traversent en permanence la piste. Il y a juste un feu pour les arrêter quand un avion décolle ou atterrit. Quant au centre du Gibraltar, il est moins impressionnant que ses ports. On se sent juste très en Angleterre au milieu de l’Espagne…

Comme d’habitude, nous ne restons pas plus d’une nuit au même endroit, si bien qu’à l’heure où je vous écris, nous sommes sortis de Gibraltar pas pour aller très loin, non, puisque nous sommes à Tarifa, le haut lieu des véliplanchistes avec pour projet de partir demain vers Cadix.

Au fait, y a-t-il quelqu’un qui veut prendre des vacances avec nous et faire la traversée du Portugal jusqu’ à Madère ?

 detroitgaetan detroitsandrthib

le mot du pitaine 3/09

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pas mal de bricolo : Changement des batteries  a Alicante 2×45kg! et qq euros , demontage de la commande de guindeau a la perceuse, remontage au scotch zmericzin… ca remarche…  mise en place d un barber pour le genak… a venir : pattes de fixation du boitier electrique moteur babord, test de charge alternateur tribord.. recurrent, bestioles dans la roulette du loch, transformation de gants mappa en leurre a thon… vidanges soon, usure anormale courroie moteur tribord… a suivre…

Lundi 2 septembre

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Nous avons fait notre premier jour d’école, après une nuit calme dans notre petit port de pêcheurs. Or, à peine avions nous commencé faire lire aux enfants leurs énoncés d’exercice, nous avons dû nous interrompre. Comme nous étions amarrés à la station d’essence, il a fallu décamper après 10 minutes de classe, au moment de l’ouverture du commerce. Si bien que je me suis retrouvée seule à gérer les trois enfants pour le 1er jour, avec une Louane qui rouspète et panique tout le temps si je ne suis pas à côté d’elle, voir assise sur ses genoux, une Enora qui du mal à reprendre la lecture et un Thibault qui se lasse après 5 minutes de travail. Nous avons néanmoins réussi à faire rentrer toutes nos activités dans les 3 heures quotidiennes réservées à l’enseignement, en accordant même une récréation aux enfants. Ce soir, nous sommes mouillés dans une jolie baie à côté d’Alméria et nous avons fait notre planning de voyage pour les 15 jours qui viennent. En gros, demain nous dormons à Alméria, puis nous partirons mercredi après l’école pour Gibraltar ce qui devrait nous conduire à faire une nuit de navigation. C’est vrai ! Je vous l’accorde… Au départ, nous voulions ne naviguer que la journée pour être en forme mais si nous voulons profiter quelques jours d’un lieu sympa, il va bien falloir que nous nous collions aux quarts de nuit. On n’a rien sans rien ! Donc, si je reprends le fil de mes pensées, nous devrions arriver à Gibraltar jeudi après-midi,  passer deux ou trois jours à Gibraltar si les places dans les marinas ne sont pas trop chères puis être à Cadiz lundi 9 septembre en fin de journée pour arriver au Portugal avant le 15 septembre à Faro, je crois…